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Maladie Mentale=Dysbiose Intestinale

 

INTRODUCTION

Les troubles de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), la dyspraxie, la dyslexie, certains troubles du comportement et de l'apprentissage, les allergies, l'asthme, et l'eczéma ont tous atteint des proportions confinant à l'épidémie. Plus encore, ces maladies a priori sans rapport entre elles sont en réalités liées.

En collant des étiquettes sur chaque diagnostic, la médecine moderne finit par enfermer le patient dans des boîtes bien étiquetées. Pourquoi ces troubles sont-ils liés ? Quel est le problèmes sous-jacent responsable de l'asthme, de l'eczéma, des allergies, de la dyspraxie, de la dyslexie, des troubles du comportement, des TDA/H et de l'autisme ? Pourquoi la plupart des enfants prennent-ils de la drogue lorsqu'ils atteignent l'adolescence ? Pourquoi beaucoup d'entre eux, en grandissant, sont-ils atteints de schizophrénie, de dépression, de troubles bipolaires et d'autres troubles d'ordre psychologique et psychiatrique ?

Pour trouver les réponses à ces questions, nous devons identifier le dénominateur commun qui caractérise tous ces patients : il s'agit de l'état du système digestif.

Le Dr Natasha Campbelle-Mc Bride, spécialiste en neurologie et en nutrition, témoigne n'avoir rencontré dans sa clinique des patients atteints d'autisme, de TDA/H, d'asthme, d'eczéma, d'allergies, de dyspraxie ou de dyslexie qui ne présentent pas de troubles digestifs. Le lien entre ces problèmes digestifs et ces « syndromes entéropsychologique » (nom regroupant les symptômes tels que autisme, schizophrénie, dépression, dyslexie, dyspraxie, allergie, asthme, eczéma, hyperactivité ...) sont indéniables selon les dernières études et recherches cliniques.

De fait, le système digestif conditionnerais le développement mental et que les troubles qui accompagne le patient trouverais leurs origines dans les intestins !

 

QUEL LIEN ENTRE LE SYSTEME DIGESTIF ET LE CERVEAU ?

« Le siège de la folie se trouve communément au niveau de l'estomac et des intestins »- Philippe Pinel, père de la psychiatrie moderne.

La Flore Intestinale et le Système Digestif.

La population bactériennes bénéfiques qui se trouve dans l'intestin, la flore intestinale, est comparable au terreau qui fournit aux racines habitat, protection, maintien et nourriture vitale. Les racines de l'arbre, bien qu'invisibles et enfouies au plus profond de la terre, jouent un rôle essentiel dans le développement de chaque branche ou brindille et de la moindre feuille, même très éloignée du pied. La flore intestinale remplit des fonctions similaires, apportant au corps des éléments vitaux qui vont bien au-delà de l'intestin lui-même.

 

Tapissant l'intérieure du tube digestif sur sa longueur et prenant la forme d'un épais « terreau protecteur » enveloppant la surface de l'épithélium intestinal, cette flore intestinale à pour rôle de protégés des ennemis potentiels que représentent les aliments non digérés, les toxines et les parasites venus de l'extérieure.

 

Outre les barrières physiques, les bactérie luttent contres les micro-organismes pathogènes en produisant des substances antibiotiques, des antifongiques volatils, des substances antivirales qui dissolvent la membrane des virus et des bactéries. De plus, produisant des acides organiques, les bactéries bénéfiques réduisent le taux du pH dans la zone de la paroi intestinale (jusqu'à un taux compris entre 4,0 et 5,0) et rendent le milieu très défavorable à la proliférations de mauvais microbes, ceux-ci préférant les milieux alcalins.

 

En plus des substances toxiques que nous ingérons avec la nourriture ou les boissons, les microbes libèrent de grandes quantités de toxines très puissantes. Notre flore intestinale bénéfique a une forte capacité à neutraliser les nitrates, les indoles, les phénols, les scatoles, les xénobiotiques et autre substances toxiques, à inactiver l'histamine, à chélater les métaux lourds et autres poisons. Les parois cellulaires des bactéries bénéfiques absorbent également une grande quantité de substances cancérigènes, ce qui les neutralise et supprime les processus hyperplastiques à l'oeuvre dans la formation du cancer.

 

Vous l'aurez donc compris, sans cette barrière, la paroi intestinale est perméable à toutes les attaques extérieures : virus provenant de l'environnement ou d'une vaccination, champignon ubiquitaire comme le candida albican, diverses bactéries, parasites et substances toxiques peuvent nuire à notre système digestif et provoquer une inflammation intestinale chronique.

 

De plus, la flore intestinale représente normalement une source importante de nourriture et d'énergie pour les cellules qui tapissent le tube digestif. Les bactéries bénéfiques qui vivent dans l'épithélium intestinale digèrent la nourriture et la transforment en substances nutritives pour la muqueuse intestinale. La dégradation de la flore intestinale porte atteinte aux capacités de digestion et d'absorption des nutriments.

 

La flore intestinale est donc le garant de notre système digestif. L'un ne va pas sans l'autre. L'intégrité anatomique de notre tube digestif, ses fonctionnalités, sa capacité à s'adapter et à se régénérer, ainsi que ses capacités à se défendre dépendent directement de la flore intestinale.

 

D'une manière générale, on ne soulignera jamais assez combien l'état de notre flore intestinale influe sur le bon fonctionnement et au bon développement du cerveau, du système immunitaire et du reste de l'organisme.

 

Chacun sait que notre système digestif a pour rôle de digérer et d'absorber les aliments. Les expériences scientifiques et cliniques montrent qu'en l'absence d'une flore intestinale saine, le système digestif ne remplit plus ses fonctions de base.

 

Outre son rôle essentiel dans le maintien d'une paroi intestinale saine, la flore intestinale est destinée à prendre une part active dans le processus de digestion et d'absorption des aliments, si bien que ces processus dépendent entièrement de la flore intestinale.

Le système Immunitaire.

Les enfants et les adultes atteints du syndrome entérospychologique, ont un système immunitaire perturbé. Plus inquiétant, leur système immunitaire produit de façon anarchique des anticorps qui s'attaquent directement aux tissus de l'organisme (dit : maladie auto-immune), y compris au cerveau et à l'ensemble du système nerveux. Profondément déséquilibré, le système immunitaire devient incontrôlable et se retourne contre l'organisme.

 

Sans aucuns doute, cette situation est due à l'état du système digestif.

 

Il y a présent dans le système digestif un nombre considérable de bactéries à la surface épithéliale, constituant le berceau du système immunitaire. Prenons l'exemple du nouveau-né, dont le système immunitaire est encore immature dans les tout premiers jours ; le développement d'une flore bactérienne saine joue un rôle crucial dans la maturation de son système immunitaire et de son système digestif.

 

Les bactéries bénéfiques du système digestif constitues une partie importante du système immunitaire. Elles contribuent par exemple à la production d'un grand nombre de lymphocytes (cellules protégeant efficacement l'organisme contre les agressions extérieures) et d'immunoglobulines.

 

Lorsque l'intestin compte peu de bactéries bénéfiques, d'autres groupes de cellules immunitaires, nommées neutrophiles et macrophages ne sont plus capables d'assumer leur fonction première : réparer les tissus infectés et enflammés pour détruire les virus, les toxines, les débris cellulaires et les bactéries qui s'y trouvent, en les avalant littéralement.

 

L'influence de la flore intestinale sur le système immunitaire va bien au-delà de l'intestin. Plusieurs études ont montré que lorsque la flore intestinale est endommagée, non seulement les taux d'IgA, de lymphocytes, de macrophages, d'interférons et de cytokines, etc... chutent radicalement dans le système digestif, mais l'ensemble du système immunitaire est affaibli. Ont dit alors que l'individu est immunodéprimé.

 

On estime qu'environs 80 à 85% de notre système immunitaire siège dans la paroi intestinale. Grâce à sa couche bactérienne, on peut considérer la paroi intestinale un peu comme la main droite du système immunitaire. Si cette couche est endommagée ou pire encore, déséquilibrée, c'est comme si ce système essayait de fonctionner avec la main droite liée dans le dos.

 

En outre, le système immunitaire ne peut fonctionner sans un approvisionnement constant, c'est à dire un apport réguliers en vitamines, minéraux, acide gras et acides aminés. Les patients atteint du syndrome Entéropsychologique présentent tous de nombreuses carences alimentaires dues à une dysbiose intestinale.

LE LIEN INTESTIN-CERVEAU.

La médecine moderne est parvenue à découper l'homme en catégorie et système : le système cardio-vasculaire, le système digestif, le système nerveux, et ainsi de suite. Pour chaque domaine, on a crée des spécialistes correspondant à différentes parties du corps, telles que la cardiologie, la gastro-entérologie, la gynécologie, la neurologie, la psychiatrie, etc. Il y a une explication à cela : au fil du temps, la science médicale a accumulé une énorme somme de connaissances. Aucun docteur généraliste ne peut donc prétendre tout savoir en détail : ainsi ces spécialistes permettent au médecin de se concentrer sur un domaine précis dans lequel il devient expert.

 

Cependant, dès le début, les professionnels de la médecine ont reconnu que cette organisation en spécialistes posait problème. Un spécialiste a tendance à se focaliser sur les organes ou les parties du corps qu'il connaît le mieux et à ignorer le reste du corps. Avec cette approche, on oublie que les organes travaillent conjointement les uns avec les autres et que le corps doit être vu comme un ensemble, où chaque organe est lié aux tissus, les tissus aux cellules, les cellules aux autres cellules, celles-ci s'influençant et communiquant entre elles. On ne devrait pas regarder, et encore moins traiter, un organe séparément du reste du corps.

 

La psychiatrie, par exemple, est particulièrement encline à séparer l'organe dont elle s'occupe du reste du corps. On étudie les maladies mentales sous plusieurs angles : la génétique, les expériences liées à l'enfance, les influences psychologiques... mais jamais on ne prend en compte le système digestif du patient. La psychiatrie moderne ne s'occupe pas de cela. Et pourtant, l'histoire de la médecine est remplie d'exemples prouvant que de sévères pathologies psychiatriques ont été guéries par un simple « nettoyage » intestinal.

 

Le professeur japonais de renom Kazudzo Nishi a estimé qu'au moins une pathologie psychiatrique sur dix était due à une auto-intoxication intestinale.

 

La grande majorité des patients en psychiatrie souffrent de problème digestifs largement ignorés par leurs médecins. Le lien entre l'intestin et le cerveau n'est d'ailleurs pas compris par beaucoup de praticiens modernes. Pourtant, dans le monde entier, des médecins prescrivent des antidépresseurs, des somnifères et autres médicaments par millions, substances qui doivent passer par l'appareille digestif des patients afin d'influencer le cerveau. Mais ces praticiens ne voient toujours pas le lien entre l'appareil digestif et le cerveau. Or tout le monde sait quels effets l'alcool a sur le cerveau. Et par où passe l'alcool ? Eh bien par l'appareil digestif, bien sûr...

 

Nul besoin cependant d'ingérer des substances « toxiques » pour influencer négativement le cerveau. En effet, certaines bactéries du systèmes digestif remplissent déjà ce rôle : ce sont des sources de toxicité permanentes produisant les mêmes effets.

 

Par conséquent, avec une dysbiose intestinale dont les parois sont perméables, ces substances toxiques venue d'extérieure ou produites directement par des bactéries nocives présente dans les intestins, vont être absorbées par le sang et transportées jusqu'au cerveau en passant la barrière hémato-encéphalique, perturbant ainsi le fonctionnement correcte de l'organisme d'une manière globale.

 

Certaines prolifération bactériennes serait responsables de produire de l'acétaldéhyde dû à une mauvaise digestion des glucides, considérée comme le sous-produit le plus toxique de l'alcool. On pense que les protéines modifiées par l'acétaldéhyde seraient responsables de nombreuses réactions auto-immunes, au cours desquelles le système immunitaire se retourne contre l'organisme. On constate que ces anticorps s'attaquent aux tissus sains, comme par exemple la myéline, une substance isolant et protégeant les neurones cérébraux ainsi que les fibres nerveuses. Chez l'adulte, la destruction de la myéline est à l'origine de la sclérose en plaques, dû à la présence d'une prolifération bactériennes produisant l'acétaldéhyde.

 

Le gluten que l'on retrouve principalement dans le blé, le seigle, l'avoine et l'orge, ainsi que la caséine, une protéine présente dans le lait de vache, de brebis, de chèvre et dans le lait de la femme, sont des protéines qui, si ne sont pas digérées convenablement, se transformes en substances dont la structure chimique est proche de celle des opiacés, comme la morphine et l'héroïne.

 

La toxicité générée par un volume pathologique de bactérie dans l'appareil digestif, en affectant le cerveau du patient, est à l'origine des symptômes de la schizophrénie. Aussi faut-il, pour aider le patient, éliminer cette toxicité et dans ce but, commencer par traiter l'appareil digestif.

 

Plutôt que de prescrire des médicaments symptomatiques provoquant des effets secondaires sans guérir les malades, pour les individus atteint des symptômes entéropsychologiques, il est conseiller de leurs prescrire un régime qui soigne la muqueuse intestinale et rétablit l'équilibre de la flore intestinale avec un changement de mode de vie favorisant la régénération de l'organisme. Par conséquent, la digestion redevient normale, permettant au patient d'absorber correctement la nourriture. L'intestin cesses de produire des toxines en masse au sein de l'organisme et se met à produire des nutriments, c'est-à-dire à remplir son rôle normal. Avec la disparition des carences nutritionnelles et de la toxicité, les symptômes psychotiques disparaissent eux aussi.

Les médicaments.

Il est très rare qu'un patient en psychiatrie ne suives pas un traitement sous forme de médicament. Or, ces médicaments modifient la biochimie cérébrale et même, selon les dernières recherches, la structure du cerveau. D'après de récents articles dans des publications spécialisées (The Lancet et The American Journal of Psychiatry), l'utilisation à long terme de neuroleptiques entraînerait une atrophie cérébrale. On ne sait pas encore si ses effets sont réversibles. Pour couronner le tout, les antipsychotiques ont de nombreux effets secondaires et sont, à la base, toxiques. Il est donc compréhensible que tout patient désire arrêter son traitement dès que possible. Il est cependant essentiel, quand on détoxique un patient à l'aide d'un programme nutritionnel, de ne pas modifier son traitement médicamenteux avant qu'il ne soit prêt à le supporter. Voici pourquoi : quand on constate que grâce au régime et à des compléments alimentaires, l'état physique et mental du patient présente des signes importants d'amélioration et s'est stabilisé, on peut envisager de supprimer les médicaments. Bien que les entreprises pharmaceutiques produisant des neuroleptiques permettent aux patients d'arrêter brutalement la prise de ces médicaments, d'après de nombreux résultats de recherche publiés sur le sujet, il est au contraire recommandé de se montrer très prudent à ce niveau et de cesser le traitement très progressivement. Un arrêt brutal peut causer une réaction de sevrage extrême, parce que le cerveau en raison de sa structure et sa biochimie, a besoin de temps pour s'affranchir du traitement. Lors d'un arrêt brutal, la réaction de sevrage est malheureusement trop souvent interprétée comme une rechute et les médicaments sont à nouveau prescrits. Il est donc cruciale de- collaborer avec le psychiatre du patient afin de réduire les doses prescrites très graduellement et d'éviter une réaction de sevrage. Selon les doses et la durée du traitement, cette période transitoire peut durer des mois, parfois même des années (pour une consommation intense en médicaments). Pendant cette période, des symptômes de sevrage typiques sont à prévoir : nausées, vomissements, manque d'appétit, céphalées, léthargie, manque d'énergie, troubles du sommeil et sautes d'humeur. Un des effets secondaires de beaucoup de neuroleptiques est une perte de poids après l'arrêt du traitement. Bien que l'amaigrissement soit rapide, la personne retrouve en général un poids normal.

 

Avant de commencer le sevrage, il est d'une importance cruciale d'améliorer les trois paramètres primordiale du mode de vie qui sont ; l'alimentation, l'activité physique et le repos. Le patient et l'entourage doivent comprendre que pendant la période de sevrage, il est vital de suivre scrupuleusement le régime, l'activité physique et le repos adaptée au patient, en évitant le moindre écart ! Ce n'est qu'après un arrêt graduel du traitement suivi d'une période de stabilisation d'au moins un an du mode de vie « thérapeutique », que le patient pourras à l'occasion tout dans une juste mesure ; de consommer par exemple un repas « moderne » ou de sortir en soirée avec une consommation d'alcool modérée.

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