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La Génétique.

A l'époque actuelle, la génétique jouit d'une grande popularité. Presque tous les problèmes de santé lui sont en général imputés. Nous polluons l'eau que nous buvons, la nourriture que nous mangeons, l'air que nous respirons, avec des déchets industriels et nucléaires, et quand nous tombons malades, nous disons que tout est de la faute de la génétique. Nous dépouillons nos sols de leurs sels minéraux et autres nutriments et nous les remplaçons par des pesticides, des organophosphates, des herbicides et bien d'autres produits chimiques. Nous tirons nos récoltes de ces sols, nous mangeons ces récoltes, nous tombons malades et accablons encore la génétique. Nous consommons régulièrement des aliments transformés, artificiels, dont l'apport nutritionnel est pratiquement nul pour notre organisme et qui regorgent de produits chimiques, et enfin sont néfastes pour notre santé. Et quand nous tombons malades, nous accablons la génétique. Nous nous empoisonnons périodiquement avec de l'alcool, du tabac, des drogues, et quand nous tombons malades nous accablons encore la génétique.

 

Quand on voit toutes les épidémies dégénératives qui ont cours de nos jours et sont imputées à la génétique, on arrive facilement à la conclusion que nous devons tous avoir un patrimoine génétique vraiment déficient !

 

D'après la communauté scientifique, la génétique serait à l'origine de pratiquement tous nos maux. Il y a une épidémie de cancers, de maladies cardio-vasculaires, de diabète, de maladies mentales et de troubles psychiques, de troubles d'apprentissage, de maladies auto-immunes, d'obésité, etc...etc. La liste est longue. Il a cent ans, les médecins étaient très rarement confrontés à ces maladies. Notre patrimoine génétique aurait-il changé tellement vite, au point de déclencher toutes ces épidémies ?

 

Des milliards ont été investis dans tous les pays d'occidentaux. Donc, si pratiquement tous les chercheurs font de la recherche génétique, c'est l'état de leurs connaissances dans leur domaine de prédilection qui va orienter l'analyse de toute maladie. Car comme dit un vieux proverbe : « si le seul outil dont vous disposez est un marteau, tout ressemblera à un clou . » L'obésité ? Ne vous préoccupez pas de vos habitudes alimentaires. Patientez un peu, nous allons trouver un gène responsable de tout ça...! Le cancer ? Ne remettez pas en cause votre mode de vie, nous allons isoler un gène responsable du cancer ! ... Les troubles de l'apprentissage ? Oh, ce doit êtres génétique !

 

La génétique constitue un bouc émissaire tout à fait pratique. Nous naissons avec un patrimoine génétique, et, à ce jour, nous ne pouvons rien y changer. Ne serait-ce pas merveilleux de ne se soucier ni de son alimentation, ni de son environnement, ni de ses habitudes de vie ? Ne serait-ce pas bien plus simple de rendre la génétique responsable de notre état de santé ?

 

Ce que l'on sait par contre, c'est qu'avant qu'une personne présentant une prédisposition ne développe la maladie, certains facteurs liés à son environnement doivent êtres présents. En d'autres termes, il s'agit d'événement extérieures postérieures à notre naissance. L'alimentation est un des principaux facteurs externes.

 

Pour qu'un gènes devienne actif et s'exprime, il faut que certaines conditions soient réunies. Tout au long de notre vie, notre régime alimentaire exerce une grande influence sur l'activité de nos gènes. Ce que nous mangeons affecte notre patrimoine génétique.

 

L'environnement (le régime alimentaire, le mode de vie, l'activité physique, les relations, la pollution, le stress, les infections, etc,) conditionne énormément la santé d'une personne, depuis sa naissance à sa mort.

 

Nous ne pouvons rien changer à notre patrimoine génétique proprement dit, par contre, nous pouvons largement agir sur notre environnement. En la changeant (c'est-à-dire en changeant notre alimentation, le mode de vie, l'environnement, etc,) nous pouvons garantir que, quelle que soit la prédisposition que peut avoir une personne, elle ne sera pas à l'origine d'une maladie, et nous pouvons aussi par la même occasion influencer le comportement de nos gènes via notre mode de vie, l'alimentation, l'activité physique, l'environnement etc,, et permettre ainsi une évolution favorable de notre patrimoine génétique. A savoir deux facteurs sont à prendre en compte.

 

Le premier facteur tient à la flore intestinale. La flore intestinale, dont la composition est unique, est transmise principalement par la mère à son enfant. En sachant que les pathologies auto-immunes sont directement liés à une flore intestinal endommagée.

 

Le deuxième facteur est d'ordre familial souvent négligé est les habitudes comportementales. En d'autres termes, il s'agit de tout ce que les enfants apprennent et ont appris de leurs parents ou des personnes avec ils vivent ou ont vécus : ce que nous mangeons, la façon dont nous cuisinons et choisissons nos aliments, nos valeurs personnelles, nos habitudes et nos priorités. Elles constituent une sorte de patrimoine transmis au travers de générations sans toutefois la moindre composante d'ordre génétique. Cette transmission n'en est pas moins importante, car elle influence la flore intestinale, le pH, le métabolisme et la biochimie de notre organisme. Si la grand-mère, la mère et la fille suivent les mêmes traditions familiales, elles développeront une prédisposition aux mêmes maladies. Un exemple de famille qui a une alimentation industriel, complexe, mort et artificiel ... Cette habitude alimentaire va nuire à la flore intestinale, et favoriser des proliférations de microbes pathogènes dans l'intestin, qui handicape le système immunitaire. Par ailleurs, dans cette famille la maison est bien tenue avec une activité de ménage et nettoyage abondent avec des produits chimiques et désodorisants, associées à la consommation de quantité de produits d'hygiène, soin personnel, de parfums ... Toutes ces substances toxiques et allergènes ne font que compromettre davantage le système immunitaire déjà fragilisés des membres de la familles. Ici, pas besoin d'évoquer la génétique, et pourtant vous voyez comment l'environnement familial d'une personne peut affecter son système immunitaire simplement par les biais d'habitudes de comportement.

 

Il y a cent ans, la majorité des médecins n'avait aucun patient autiste par exemple. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une épidémie d'autisme galopante. Le facteur génétique ne se manifeste pas de façon aussi brutale ; cette épidémie est imputable aux facteurs environnementaux que sont l'alimentation moderne, les habitudes de vie, les vaccins, les médicaments et la pollution.

 

Plutôt que de nous attarder sur la question de la génétique, à laquelle nous ne pouvons rien, je préfère conclure de manière positive en disant que nous pouvons faire beaucoup pour offrir un meilleur environnement à toutes personnes qui en ont besoin. Ceux qui ont fait cette démarche savent qu'elle porte ses fruits. Extrait du livre « Syndrome entéropsychologique »-Dr Natasha Campbell.

 

 

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